En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant : un chimpanzé, mascotte de l'équipage portant l'uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d'Angleterre, où personne n'a jamais vu de Français, l'animal correspond assez bien à l'idée qu'on se fait de l'ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, accusé d'espionnage...






 
Avis : Cette BD me tente depuis un bon bout de temps mais je n'ai jamais osé me lancer avant aujourd'hui et quelle belle surprise. En 1814 un navire français échoue sur les côtes de l’Angleterre. Tout l'équipage meurt hormis un singe vêtu des habits à la Napoléon et un jeune garçon. Toutefois alors que les habitants de Hartlepool étaient en joie à l'idée que les français n'aient pas réussi a atteindre les côtes ils déchantent vite lorsqu'ils découvrent les deux survivants. Ainsi commence le jugement. Les habitants n'ayant pas remarqué qu'il s'agissait seulement d'un singe et non pas d'un homme lui font subir un procès.  

J'ai trouvé cette BD magique et envoûtante. Les illustrations sont un plaisir pour les yeux et se laissent regarder et déchiffrer sans cesse. Les tons restent très sombres, très fades et très ternes mais elles permettent encore plus immersion dans l’histoire. Au travers de ces pages illustrées et de beaucoup d'humour absurde et savoureux Lupano et Moreau nous parlent de racisme. 


Quant aux personnages ils semblent idiots, empotés à souhait et parfois même sénile, tout de même ne pas différencier un singe d'un humain, il faut le vouloir. Une fois la lecture de cette BD effectuée on nous donne des réponses à nos questions, en effet à la fin de l'album il y a une sorte d'annexe qui nous explique pourquoi parler d'un singe finalement par le biais d'une légende. Je vous laisse découvrir tout ça pour comprendre à votre tour :)


Note : ★★★★☆ Pour moi cette BD est une petite merveille qu'il faut lire absolument après tout vous en connaissez beaucoup des livres qui parle de racisme avec de l'humour et de l'autodérision ?




 Hervé, la trentaine, aucun véritable signe particulier, si ce n'est une phobie aiguë de toute bactérie qui l'incite à purifier tout ce qui est suspect d'un point de vue hygiénique. Très ordinaire en somme, le moustachu à lunettes. Jusqu'à ce matin où le monde entier voit ce qu'il voit, entend ce qu'il entend... Sa vie bascule, son don suscite la convoitise, la jalousie, et le phénomène focalise l'attention de la planète. Aussi embarrassant que dangereux, est-il irréversible ?






 Avis : En ce moment je lis énormément de BD parce que ça me détend mais surtout parce qu'avec les lectures obligatoires pour l'IUT je n'ai pas le temps de lire autre chose. Alors c'est vrai que du coup je me laisse vraiment tenter par tout et je découvre vraiment de jolies choses comme cette BD là par exemple. Pour l'histoire on suit Hervé un loser qui n'aime rien : ni ses proches, ni son boulot, ni les microbes. La seule chose qu'il aime c'est sa maniaquerie. Il mène sa vie normalement jusqu'au jour où il s’aperçoit que le reste du monde voit ce qu'il voit et entend ce qu'il entend. Ainsi notre petit Hervé est recherché par les autorités supérieures afin de découvrir comment se phénomène peut être possible mais il est également poursuivit par les amoureux transi qui souhaitent retrouver une personne côtoyée il y a plusieurs années afin de transmettre un message par le biais d'Hervé. Les situations proposées sont donc pleine d'humour et de retournement de situation. La fin notamment est complètement imprévisible et loufoque.

Pour les illustrations elles sont très sobres et très réalistes. Deux couleurs dominent dans ce petit coup de crayon le bleu pastel et le noir. Le comique de la situation est donc forcément mis en avant par cette double colorisation. Ce sont des illustrations très réussies qui s'accordent inévitablement avec le rocambolesque de l'histoire. J'ai adoré.


Note : ★★★★☆ Entre humour et embarras j'ai adoré.




Quelque part dans le sud, en été, un petit groupe d'amis part en expédition pour une grande journée de canyoning. L'isolement, le dépaysement et le frisson du danger vont servir de révélateur. Chacun, au fil de cette longue journée pleine d'imprévus, va se retrouver seul, confronté en silence à ses interrogations les plus intimes. Comme Juliette, la narratrice, qui remet en question sa relation avec Luis. Comment dépasser le sentiment d'immobilisme et d'attente qui imprègne leur couple, et qui lui est devenu presque insupportable ? Cette belle journée d'été n'est-elle pas, finalement, l'épilogue de leur histoire d'amour ? Unité de temps, de lieu, d'action, ce récit tout simple en apparence surprend et séduit à la fois par son ton, intime et sensible, et par sa forme, très picturale et spectaculairement colorée. Le premier album plein d'originalité d'une jeune dessinatrice au talent très affirmé.



  
Avis : En ayant lu "L'isolement, le dépaysement et le frisson du danger vont servir de révélateur" dans le résumé j'avais peur d'être déçue et de ne pas ressentir à mon tour d'aussi fortes émotions. Et pourtant l'objectif est atteint me concernant, j'ai été complètement séduite tellement que j'ai passé plus de temps à profiter des illustrations que du texte même. En effet elles dégagent quelque chose de très oniriques et toutes les planches retranscrivent à la perfection les sensations d'effroi, de joie ou de peur des personnages.

Je reste agréablement surprise du rendu de l'eau sur les planches le résultat est à la fois bluffant et troublant. Les personnages étant en plein canyoning et en ayant lu cette BD au bord d'une cascade je ressentais les émotions, les bruits et l'humidité en direct. J'ai presque eu la sensation de vivre une lecture en 4D et honnêtement si vous avez l'occasion de lire cette BD au bord de l'eau l'effet est presque instantané. On ne se lasse pas de ces belles étendues d'eau, de ces explosions, glissades et remous, on a envie d'explorer le moindre coin de la planche à la recherche d'un détail inaperçu.

 
Je trouve que l'auteure est soucieuse du moindre détail elle fait en sorte de mettre en concordance les illustrations afin d'obtenir un univers à la rencontre du fantastique et d'un univers complètement onirique. Une BD incroyable qui malgré les non-dits et les nombreux silence ne laisse pas de marbre.


Note :  ★★★★☆ Une BD dithyrambique je suis vraiment satisfaite de ma lecture.




Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile.
En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.
L’Arabe du futur sera publié en trois volumes. Ce premier tome couvre la période 1978-1984. 
Un roman graphique où Riad Sattouf raconte sa jeunesse dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad.


Avis : Une fois de plus mille ans après la vague je reviens pour vous présenter ma dernière lecture. C'est une BD qui me tente depuis sa sortie au vue du nombre de critiques élogieuses que l'on peut découvrir la concernant. Toutefois comme bien trop souvent à force d'entendre trop de bien d'un livre et bien je n'arrive pas à me lancer dans l'aventure. C'est donc avec un grand train de retard que je vous parle aujourd'hui de L'Arabe du futur

Riad Sattouf l'auteur nous livre à travers cette BD sa propre histoire du moins sa jeune enfance. Riad va partir vivre au Moyen-Orient puisque son père d'origine Syrienne a réussi à obtenir un travail dans l'enseignement là-bas. Vous vous en doutez la vie là-bas ne sera pas si facile. Riad est d'un blond étincelant et même si en France quand il se promène avec sa mère et son père il fait furreur, en Lybie il n'est malheureusement pas aussi bien accueilli. 
J'ai beaucoup aimé l'humour qui  se dégage de la BD puisque l’auteur parle au passé (donc étant enfant) tout en se jouant de lui adulte et de ses souvenirs peut-être faussés par le temps. Au delà de ça je vous avoue que ce qui m'a le plus séduite dans cette histoire ce sont les connaissances qui en ressortent et j'avoue que c'est ce côté de l'histoire que j'attendais le plus au tournant au vu des nombreuses critiques qui disent qu'on ressort moins bête de l'histoire, mais une fois lu j'avoue que n'ayant quasiment aucune connaissance sur le Moyen-Orient j'ai beaucoup appris sur le contexte politique et social des pays.




Par ailleurs je ne peux pas chroniquer une BD sans parler des illustrations. Ces dernières restent plutôt simples rien de bien grandiloquent. Les illustrations ne sont pas les éléments les plus importants des planches ce sont surtout les couleurs dominantes qui le deviennent. En effet trois couleurs dominent le jaune, le bleu clair et le rose pastel. Ces couleurs permettent de mettre en évidence les éléments importants qui doivent taper dans l’œil du lecteur. Le résultat est là et il fait même son petit effet.


Note : ★★★★☆ J'ai l'impression de ressortir plus intelligente de ma lecture et pour ça je recommande de toute urgence cette BD.



Résumé : La Havane, 1948. Chico, jeune pianiste de génie, rêve de se faire une place parmi les grands du jazz. Rita, à la voix sans pareille, fascine tous ceux qui l'entendent et la voient. Au rythme du Cubop, le be-bop sauce Cuba, l'inévitable idylle se noue. Et se complique tandis que leurs carrières s'envolent et que les malices du destin les égarent sur les sentiers de la gloire. De leur île à Manhattan, de Las Vegas à Paris et Hollywood, ils se connaîtront, se reconnaîtront, se perdront de vue, se retrouveront dans un tourbillon d'afro-jazz, la bande-son de ce boléro amoureux couvrant un demi-siècle de chagrins, de luttes et de triomphes... Sous ses airs dansants, lumineux et sexy, Chico & Rita, le roman graphique de Mariscal et Trueba, fidèle écho de leur film animé qui connaît le succès dans le monde entier, aborde des thèmes graves, l'âpreté de la réussite, l'aveuglement des sentiments, les conflits de race, de classe, politiques... 


Avis : C'est en me baladant entre les rayons de ma médiathèque que je suis tombée sur cette BD. La couverture m'a tapé dans l’œil et les planches à l'intérieur n'ont fait qu'appuyé mon envie de découvrir ce Cuba des années 1950. Vous imaginez donc bien ma surprise quand j'ai tapé "Chico & Rita" sur mon moteur de recherche et que j'ai découvert qu'il y a un film animé qui est sortie. C'est à se demander si je vis dans une grotte ou pas, j'vous l'dis moi ! Et puis si vous ne me croyez pas je vous laisse un petit extrait vidéo :p


Au delà de ça j'ai adoré me plonger dans le vieux Cuba, les planches son vraiment colorées avec des dominantes de couleurs selon les émotions. Quand tout est bien les couleurs tirent vers les tons chauds et quand tout dégringole elles ont tendance à devenir froides. Les traits des illustrations sont nets et précis et laisse le soin des détails.




C'est une BD très intéressante de part les sujets qu'elle aborde on commence à voir l'envergure que prend le Jazz, on en apprend plus de choses sur les relations amoureuses de cette époque et d'un point de vue politique la ségrégation et les conflits raciaux sont également présents. Après j'avoue que j'aurais peut-être préféré accorder moins d'importance à la relation de Chico et Rita et un peu plus sur l'arrivée du Jazz et la manière dont les noirs étaient perçus mais bon en 200 pages on ne peut pas tout avoir n'est-ce-pas ?

En tout cas très belle découverte pour ma part que ce soit au niveau des illustrations et de l'histoire, je ressors ravie de cette lecture et je pense visionner le film animé un de ces jours :) 


Note :  ★★★★☆ Une BD colorée qui aborde des thèmes forts, j'adhère.



Résumé : Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.


Avis : Il y a des livres comme ça, que l'on prend un peu au hasard entre deux rayons et qui nous laissent une trace de leur passage dans nos vies. En attendant Bojangles en fait partie, sans aucun doute.

C'est une histoire tellement surprenante. La femme de Georges change de prénom chaque jour et George quant à lui ment sans cesse pour se donner une autre vision de la réalité. L'histoire est raconté du point de vue de leur enfant à tous les deux ce qui la rend d'autant plus touchante.
C'est un roman qui se lit très vite, non pas parce qu'il ne fait "que" 160 pages, mais parce qu’il est envoûtant, déroutant. C’est un roman à double ton: léger et grave, gai et nostalgique, doux et amer, drôle et  sérieux (oui oui tout ça à la fois).  Au delà de ça on passe un bon moment de lecture du fait qu'il soit parfaitement dosé on n'en sait ni trop, ni pas assez et il est ni trop long , ni trop court. C'est idéal ! 

Ce qui est complètement désarmant avec ce livre c'est que l'amour rime avec la folie. La  femme nous fait sourire et nous fait parfois peur à cause de son côté loufoque et immature à certains moments. Son grain de folie peut-être enivrant comme déstabilisant. Toutefois la force  de ce livre repose clairement dans l’amour. C'est d'ailleurs un sujet important on passe de l’amour d’une mère à son enfant à l'amour d'une épouse envers son mari. C'est d'ailleurs cet amour qui fait que tous les membres de cette famille complètement déjantée acceptent la part d'obscurité qui les guettent. ! Ce livre est unique et l a fin est très belle, très triste aussi. Finalement je ne sais pas si je dois en être heureuse et en sourire ou finalement en être triste et en pleurer. Je vous le recommande chaudement.


Note : ★★★★★ En attendant Bojangles est une pépite littéraire où espoir et folie se font la cours.




Résumé : Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…


Avis : Ce livre m'intrigue depuis sa sortie et pourtant je ne suis pas du tout thriller mais je ne sais pas je trouve que la couverture est mystérieuse et ma curiosité m'a une fois de plus fait défaut. Alors oui forcément quand je l'ai trouvé neuf à 7.00€ chez EasyCash je ne me suis pas fait attendre pour l'acheter et le lire.
Ce n'est un secret pour personne j'adore les livres où différents points de vue s'entremêlent au travers de chapitres bien distincts  et dans ce livre on suit le destin de trois jeunes femmes : Anna, Megan et surtout Rachel personnage clé grâce à qui l'histoire commence.

Rachel prend deux fois le train par jour pour se rendre sur son lieu de travail. Les mêmes trains , aux mêmes horaires, tous les jours.  Tous les jours elle observe la même maison, au même arrêt et y retrouve Jess et Jason ce couple qu'elle ne connait pas mais qu'elle imagine heureux. Malheureusement tout n'est pas si beau puisqu'il arrive un drame à ce couple, qui vu du train, paraît si parfait.

Pour être tout à fait honnête avec vous j'ai trouvé ma lecture terriblement prenante, j'ai lu ce livre en deux jours et dès que je devais pour X ou Y raisons poser mon livre pour faire autre chose je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ma lecture, à l'enquête et aux personnages. C'est un thriller très addictif et ça fait vraiment du bien d'être happée par une histoire et des personnages à ce point. Alors après oui rien n'est parfait il ne faut pas non plus oublier qu'il s'agit d'un premier roman et que comme bien souvent dans tous les premiers romans il y a des faux pas. L'écriture déjà n'est pas exceptionnelle, c'est du déjà vu et honnêtement j'ai déjà vu bien mieux.

A côté de ça j'ai adoré l'originalité du roman mais c'est vrai que les révélations sont longues à arriver avec ce triple point de vue. On avance avec un personnage et on recule avec un autre c'est terriblement frustrant ! Après c'est vrai que j'ai eu de grandes difficultés à m'identifier aux personnages et ça m'a grandement perturbé, j'ai ce besoin de m'identifier aux personnages, de me sentir proches d'eux pour apprécier comme il se doit ma lecture. Néanmoins ce contexte original du train, de l'intrusion dans la vie privée rend le roman vraiment particulier et donc inévitablement bon.  Le suspense est bien amené et pour ça je recommande sans aucun doute le roman, surtout qu'il sort très prochainement en poche alors je pense que c'est le moment où jamais de se laisser tenter par l'histoire de ce train :) 


Note : ★★★★☆ Malgré quelques petits défauts j'ai passé un très bon moment de lecture et je ne regrette pas d'avoir lu ce bouquin.
 






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